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Frédéric Dufays présente le Centre de Connaissances des Entreprises Coopératives (Kenniscentrum Coöperatief Onderzoek)

FredericDufays 150x150Le jeudi 17 septembre, le Conseil national de la coopération a eu le plaisir d’organiser un mini-séminaire consacré au Centre de Connaissances des Entreprises Coopératives (KCO). Le professeur Frédéric Dufays y a non seulement expliqué les objectifs du Centre, mais a également souligné l'importance du partage d’informations. Plus les chercheurs reçoivent de données des coopératives, plus leurs analyses seront fines et utiles à l'ensemble du secteur coopératif.

Le Centre de Connaissances des Entreprises Coopératives a vu le jour en 2015, né du besoin de rassembler plus de connaissances et de mener des recherches sur le modèle coopératif, qui étaient plutôt rares à l'époque.

Le KCO se concentre en grande partie sur le secteur agricole, les banques et les coopératives de travailleurs, mais s'intéresse aussi, depuis peu, aux coopératives multipartites et aux coopératives d'énergie renouvelable.

Actuellement, le KCO compte une dizaine de chercheurs actifs dans un large éventail de sujets, allant du financement aux nouveaux modèles de coopératives. Les étudiants peuvent également suivre un programme de licence en "entrepreneuriat coopératif" à la KU Leuven ou un programme de troisième cycle pour ceux qui ont déjà un diplôme de master.

Le professeur Dufays a ensuite présenté un exemple de recherche, portant sur l’analyse de la communication (journalistique) autour de la nouvelle banque coopérative NewB.
Ce que l’étude de la rhétorique employée par la presse fait apparaître de manière frappante, c'est que les observateurs ont parlé de NewB de deux manières différentes. Alors qu'une vision présentait tous les avantages de la nouvelle banque, l'autre la plaçait sous un mauvais jour.
Les chercheurs ont également constaté que l’éclairage apporté variait en fonction des Régions : la partie wallonne du pays étant plutôt favorable au projet, là où la Flandre se montrait plus critique, pour ne pas dire septique. Finalement, ils ont constaté une évolution des idées, bien que celles-ci soient malgré tout toujours restées ancrées dans l'histoire et le contexte politique de la partie du pays concernée.

Le professeur Dufays a ensuite lancé un appel : si la recherche peut aider les coopératives, les coopératives peuvent (doivent) aider la recherche ! Le KCO a en effet besoin de données et de témoignages pour pouvoir mener des études pertinentes, comme celle qu’il a entamée sur l’impact du coronavirus dans les coopératives.
Pour terminer, le professeur a fait remarquer qu’il trouvait le champ coopératif remarquable par sa grande diversité. Toutefois, ce spectre d’action est si large, qu’il rend les recherches tout à la fois fascinantes et compliquées.

Nous attendons en tout cas avec impatience les premiers résultats de la prochaine étude !

Retrouvez le powerpoint du mini-séminaire : 

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