Les portraits

Graines de vie : une réponse collective aux besoins locaux

GraineDeVieGraines de vie, c’est une coopérative à finalité sociale dont le but est la revalorisation de l’agriculture paysanne, la relocalisation de l’économie et la mise en place d’une dynamique participative dans son environnement social. Des objectifs qu’elle mène en veillant à répondre aux besoins de la communauté locale.

Concrètement, Graines de vie, héberge trois pôles d’activités qui sont nés de l’initiative d’un agriculteur, Herman Pirmez.

Le premier pôle est un potager. Soit une parcelle de presque un hectare où se mêlent permaculture, biodynamie et maraichage. C’est Alexandre qui en est aux commandes. Il n’y travaille pour autant pas seul puisqu’il coordonne plusieurs partenaires, dont l’asbl Nos oignons qui accueille chaque semaine des groupes de personnes issues d’instituts de soins en santé mentale s’activant dans le potager. Les légumes ainsi produits sont ensuite vendus à des groupements d’achat solidaires composés d’à peu près 150 de familles de la région.

Le deuxième axe s’articule autour de la formation en permaculture et agroforesterie. Ici, c’est Clémence qui turbine. Par le biais d’activités liées à la terre, elle approche des connaissances allant de la santé à l’alimentation, en passant par le bien-être et le rapport à soi et aux autres.

Enfin, la troisième activité prendra, tout bientôt, la forme d’une boulangerie artisanale... on y retrouve Caroline qui va se lancer dans la fabrication de pains à base de farines moulues sur pierre et issues de la production locale de céréales bio d’Herman Pirmez (l’agriculteur du début, vous vous rappelez?).

Dans les faits, Alexandre, Clémence et Caroline sont chacun dirigeant d’entreprise au sein de leur activité (maraichage, formations et boulangerie)... et sont également administrateurs délégués au sein du CA de la coopérative. Herman assurant la présidence de ce conseil, c’est-à-dire la cohésion entre les administrateurs et les autres membres du CA. Il y a donc une co-gestion du projet global, tout en respectant l’autonomie des différents acteurs dans la gestion de leur poste. Quant aux flux financiers, ils sont gérés collectivement au sein la coopérative et permettent ainsi une solidarité entre les différents pôles d’activité.

La coopérative fait donc figure de charpente commune, permettant de mutualiser connaissances et outils. Elle offre également aux fondateurs une manière plus sécurisante de se lancer dans leur vie professionnelle. De plus, regrouper toutes ces activités aboutit à la création d’une structure diversifiée et donc plus résiliente. Mais la coopérative n’a de sens que si elle parvient à s’intégrer dans son environnement social. C’est pourquoi les habitants de la commune et de ses environs sont invités à s’impliquer dans la co-gestion de la structure en devenant coopérateurs. Ce qui constitue la meilleure garantie d’une organisation démocratique des prises de décisions et que Graines de Vie continue d’être au service de ses bénéficiaires sur le long terme.

En savoir plus : www.grainesdevie.coop