Les portraits

GameChangers

GameChangers 150x150Les coopératives ont la particularité de se créer pour répondre à un besoin collectif. Il n’en va pas autrement avec le cas de ‘GameChangers’.
Cette coopérative se concentre en effet sur le comportement problématique que peuvent causer les jeux vidéo, un problème qui se manifeste de plus en plus chez les jeunes. Ses fondateurs, Matthias et Bavo, n’ont pas été freinés par la pandémie de COVID-19 mais en ont plutôt profité pour redéfinir leurs méthodes de travail.


Le gaming est un loisir comme un autre, qui peut procurer beaucoup de plaisir et de détente aux jeunes. Malheureusement, c’est aussi un passe-temps dans lequel on peut se perdre. 3% des jeunes flamands se disent dépendants, et pas loin de 11% définissent leur pratique comme ‘assez problématique’. Ce qui a conduit Matthias et Bavo a lancer un projet tout à fait unique – à l’échelle du Benelux, voire même de l’Europe – en voulant apporter une aide en tant qu’experts du vécu, mettant ainsi au profit des autres leur propre expérience.

Matthias a déjà touché plus de 23.000 jeunes et est en contact avec diverses organisations d'aide sociale pour les orienter si nécessaire. Bavo, pour sa part, est psychologue et s'occupe de la partie psychologique de l’accompagnement.

Le choix du modèle coopératif était évident pour GameChangers. De cette manière, les jeunes et les parents peuvent s'impliquer beaucoup plus et, par exemple, apporter une contribution lors d'un événement ou sur le plan financier. Car, en fin de compte, l’objectif est de créer une communauté, où la dépendance au jeu et ses solutions sont centrales.

Avant la pandémie, Gamechangers offrait un éventail d’activités : des conférences s’adressant à de grands groupes dans les écoles et des workshops en plus petits comités. Les jeunes pouvaient aussi venir chez Bavo et Matthias pour une conversation privée ou pour suivre des séances avec leurs parents, afin de mieux comprendre le problème.

Tant que la pandémie se poursuit, ces activités en face à face ne sont bien sûr plus possibles. Néanmoins, Matthias et Bavo ne sont pas restés les bras croisés. Ils ont décidé de créer une plateforme en ligne pour remplacer leurs séances et conférences. Les personnes intéressées peuvent s'y abonner. De plus, on y trouve du contenu multimédia sous forme de vidéos, d'images, de visuels et de textes… de sorte que les jeunes et leurs parents puissent bénéficier des mêmes apports que lors d'une conférence ou d'une entretien. De nombreuses sessions se déroulent désormais de manière digitale, au lieu d'être organisées dans les locaux de la coopérative.

Matthias préfère toutefois les contacts en présentiel. Il observe en effet que, de tems en temps, un jeune assis devant son écran n’est pas en train de suivre la session et est occupé à faire quelque chose d’autre sur son ordinateur. Ce problème d’attention dissipée ne se manifeste pas autant quand on est présents. En outre, l’avantage des séances physiques est qu’elles éloignent les jeunes de leur écran ! Sortir de leur chambre et de leur maison est tellement important.

On voit bien combien l’exemple de GameChangers montre la créativité et flexibilité du modèle coopératif en temps de crise. Leur modèle fait aussi apparaître à quel point les coopératives sont capables de rassembler des personnes et s’avèrent utiles à la société.

En savoir plus : https://gamechangers.be/

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